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L’analyse d’images pour des écosystèmes durables

Depuis un an, Wipsea a expérimenté son logiciel d’analyse d’images en milieu rural avec le CTIFL de Balandran (Gard). Les travaux sur des centaines d’images en haute-définition ont notamment permis à Wipsea d’affiner sa solution, désormais disponible pour d’autres acteurs de l’écologie. Cette technologie facilite l’analyse du fonctionnement des agro-systèmes.

 

« Début 2017, je suis intervenu à Montpellier lors d’un congrès du Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE / CNRS). Je voulais sensibiliser les professionnels de l’écologie sur la valeur que recèlent leurs stocks d’images, se souvient Gwénaël Duclos, fondateur de la société Wipsea. Le deep learning exploite toutes les données disponibles pour y donner du sens et, dans ce domaine, une photo sur laquelle on ne voit rien est, en fait, pleine de sens lorsqu’on la soumet à nos algorithmes ! ». Suite à ce congrès, le Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes (CTIFL) a recontacté Gwénaël afin de faire des tests avec 20 photos puis avec… 2 000 photos prises par des pièges à photo disposés dans des lieux d’observation sélectionnés.

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Le CTIFL mène des travaux d’agroécologie visant à attirer des prédateurs dans des zones de culture affectées par des ravageurs (campagnols, insectes tels que les pucerons, vers des fruits,…). En observant précisément la présence des prédateurs, on améliore les connaissances des interactions au sein de l’écosystème. « Plus précisément encore, de nombreux acteurs de la recherche et développement sont en train de tester et d’imaginer les systèmes de production futurs qui mobilisent davantage la biodiversité et ses services comme par exemple l’agroforesterie, détaille Gwénaël Duclos. En replantant certains arbres sur des parcelles cultivées – ou à proximité –, on pose les bases d’un équilibre reconstitué entre ces arbres, les sols qu’ils abritent, le retour de la biodiversité qu’ils permettent et les cultures qu’on y pratique ». Dans un contexte où l’on recherche activement les alternatives aux pesticides et à leur cortège d’effets toxiques, on comprend facilement ce que peut apporter à l’agriculture de demain cette approche. Certaines expériences consistent par exemple à semer des bandes fleuries en bordure des champs afin d’attirer certaines espèces d’insectes qui vont venir à bout d’autres espèces nuisibles pour les cultures.

Le logiciel Harmony fait le tri

Dans les vergers étudiés par le CTIFL, des pièges photographiques déclenchant au mouvement sont installés… mais les difficultés arrivent quand il s’agit d’analyser des quantités astronomiques d’images. Souvent, ce travail est effectué manuellement avec une efficacité qu’on devine plutôt limitée. Et c’est là qu’intervient le logiciel ‘Harmony’ de Wipsea : « On charge les photos dans l’ordinateur le soir avant de rentrer chez soi et, quand on revient le lendemain matin, le logiciel a analysé et trié toutes les photos, globalement en 3 catégories : mammifères, oiseaux et photos vides, détaille le fondateur de Wipsea. Ces éléments sont très utiles pour dire si les aménagements réalisés (haies, perchoirs, nichoirs,…) sont efficaces ». Le CTIFL vient donc d’acquérir une licence du précieux logiciel de Wipsea.

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Et maintenant, la suite !

Pour Wipsea, cette collaboration a été déterminante : « On a réalisé le logiciel dont on avait rêvé, celui qui nous permettrait de faire un tri efficace et rapide des photos en fonction d’une espèce animale, se réjouit Gwénaël Duclos. Et on a validé le fait que notre solution d’analyse d’images permettait un gain de temps pour nos clients ». Wipsea a ainsi franchi toutes les étapes permettant de proposer une solution éprouvée et fiable aux acteurs du domaine que sont les bureaux d’études en écologie, les gestionnaires de parcs naturels dans le monde entier, les scientifiques de l’écologie, associations naturalistes, etc.

Forts de cette collaboration, Wipsea et le CTIFL viennent de répondre à un appel à projets Casdar Recherche Technologique du Ministère de l’agriculture, sur le développement d’un outil associant une caméra HD et une solution logicielle sur le même principe qu’Harmony, mais d’une performance d’analyse plus particulièrement développée dans le domaine des insectes. Suivez-nous, on vous tiendra au courant de la suite !

– Florenvironnement –

Vous aimez la planète ? Votez pour notre projet !

Wipsea est partenaire d’un projet citoyen mené par ARTIO, association des étudiants du master IEGB de l’université de Montpellier. Objectif : aider les propriétaires de jardins à connaître et préserver la biodiversité patrimoniale méditerranéenne dans un contexte de changement climatique. Aujourd’hui, vous avez la possibilité de soutenir concrètement ce projet. C’est facile et rapide : il vous suffit de voter ! On vous explique.

 

Il y a cinq ans, les étudiants du Master Ingénierie en Ecologie et en Gestion de la Biodiversité (IEGB) ont lancé, via l’association ARTIO, un inventaire de la biodiversité communale dans des communes autour de Montpellier. Cet inventaire biologique vise à répertorier les espèces animales et végétales présentes sur une commune donnée ; mais c’est en même temps une démarche active de communication et de sensibilisation du public, et des propriétaires de jardins en particulier. « Lors de restitutions des inventaires communaux, plusieurs propriétaires nous ont demandé si ce travail pouvait être mené dans leur jardin, explique Julien Gazal, président de l’association ARTIO et étudiant du Master IEGB. Une démarche approfondie a alors pu commencer à leurs côtés sur la partie inventaire pure, mais aussi sur le lien entre les écosystèmes des jardins et le changement climatique ou bien les interactions avec les activités humaines ».

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Et c’est là que Wipsea intervient : « Ce travail consiste aussi à permettre au propriétaire de suivre dans le temps les espèces présentes dans son jardin et de visualiser ainsi les effets de sa gestion patrimoniale, complète Gwénaël Duclos, fondateur de Wipsea. Plusieurs équipements techniques sont nécessaires pour cette phase, notamment des pièges-photos pour collecter des milliers d’images qui sont par la suite analysées par la solution Wipsea et restituées au propriétaire ». A ce stade, les étudiants souhaitent assurer le diagnostic et le suivi d’environ 20 jardins par an, dans la région de Montpellier. En parallèle, ils posent déjà les jalons du développement futur de ce projet, en lien avec le Réseau Français des Etudiants en Développement Durable (REFEDD). Une première extension possible serait avec l’université de Rennes.

Du local à l’international

La semaine dernière, ce projet de diversité citoyenne baptisé « Yes In My BackYard » (YIMBY) a remporté un beau défi… ou plutôt la première étape d’un beau défi ! Il fait partie des 419 projets sélectionnés (sur un total de 1 174 !) par l’appel à initiative « Mon projet pour la planète ». Cette initiative du Ministère de la transition écologique et solidaire, de l’Ademe et de l’Agence Française pour la Biodiversité va distribuer un budget participatif de 3 millions d’euros, dans le prolongement du Plan Climat de 2017, afin de valoriser et faciliter l’essaimage de projets citoyens dans les domaines de la biodiversité, de l’économie circulaire ou de l’énergie.

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« Le financement demandé dans le cadre de ‘Mon projet pour la planète’ permettra d’acheter les pièges-photo et les licences du logiciel d’analyse d’images pour équiper les ordinateurs de la salle de travaux pratiques du master IEGB. Nous avons également prévu d’adapter le dispositif avancé de détection et de traitement automatique de l’image pour reconnaître les espèces, détaille Gwénaël Duclos, de Wipsea. Une fois mis au point et validé sur Montpellier, le projet passera réellement à la vitesse supérieure sur la base du déploiement d’un module pédagogique via le REFEDD. Cela en facilitera l’implémentation à l’échelle nationale… et pourquoi pas internationale, pour avoir un impact sur toute la Planète ! ».

Faites passer le message à vos amis, vos voisins, à tous les amoureux de la nature ou, simplement, à tous ceux qui s’intéressent au futur de notre planète. « La biodiversité ordinaire est celle de tous, défend Olivier Thaler, responsable du Master IEGB. C’est notre patrimoine et, plus encore, notre responsabilité. »

– Florenvironnement –

SOUTENEZ DES MAINTENANT NOTRE PROJET !

Jusqu’au 11 mai en cliquant sur « Voter pour » sur cette page

PS: si vous n’arrivez pas à voter pour des raisons techniques, envoyez votre adresse mail à contact@wipsea.com et je me chargerai de voter pour vous…


Plus d’infos :
Notre projet « Yes In My Backyard »
L’inventaire de la biodiversité communale
L’appel à initiative « Mon projet pour la planète »

WIPSAAS

WIPSAAS est notre plateforme d’analyse automatisée de photos en mode SAAS (Software As A Service), c’est à dire que vous pouvez y accéder via votre explorateur internet habituel. Vous pouvez y créer une mission et télécharger vos photos sur notre serveur sécurisé (OVH). Elles sont alors automatiquement analysées par nos algorithmes afin de détecter la faune sauvage (les tortues marines, pour le moment).

Nous vous invitons à la découvrir faisant une démo: http://www.wipsea.com/demo/begin

Harmony

Le logiciel Harmony vous permet de gagner du temps pendant l’analyse de vos photos de faune sauvage, qu’elles proviennent d’un appareil photo, d’un piège-photo ou d’un drone.

Lorsque vous revenez à votre bureau après une mission de collecte de données sur le terrain, il vous suffit de transférer vos photos sur votre PC et de lancer le logiciel Harmony. En créant un nouveau projet pour cette mission, vous êtes invités à pointer sur le répertoire où sont stockées vos photos. Puis, il vous suffit de lancer la détection automatique pour voir apparaître les résultats à l’écran…

Vous pouvez ensuite demander à séparer les photos vides de celles contenant des mammifères et de celles contenant des oiseaux. Enfin, un fichier peut être produit pour vous permettre d’intégrer ces résultats dans votre base de donnée existante.

Il existe déjà plusieurs versions de ce logiciel, par exemple, il est déjà capable de détecter des tortues marines ou des baleines à bosse sur des photos prises par un drone, de détecter des activités nautiques (bateaux à moteur de plaisance, voiliers, zodiacs, plates…) et peut être adapté pour répondre à vos besoins spécifiques.

Pour de plus amples informations, nous vous invitons à prendre contact avec nous: Contact

Si vous préférez avoir accès à ces algorithmes sans investir dans un logiciel, nous avons aussi une solution à vous proposer: WIPSAAS